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Sommaire

Mur trombe

Le fonctionnement du mur trombe

C’est Edward Morse qui inventa et breveta le mur Trombe en 1881. Mais c’est l’ingénieur Félix Trombe avec l’architecte Jacques Michel qui le perfectionneront. Le premier mur Trombe sera mis au point dans la maison de M. Trombe à Odeillo (Pyrénées-Orientales) en 1962.

Le mur trombe fonctionne avec les apports solaire et l’inertie. C’est un chauffage solaire passif. Il permet de garantir un confort en hiver sans créer de surchauffe en en été. Le mur trombe est un déclinaisons ou amélioration du mur capteur accumulateur inventé précédemment. 

Le principe des murs capteurs accumulateurs

Pour un murs capteurs accumulateurs, nous orienterons les vitrage au Sud et devant un élément de maçonnerie lourde comme un mur en béton ou en terre crue. De préférence, ce mur sera de couleur sombre.

Le fonctionnement est identique à celui d’une serre bioclimatique ou une serre d’horticulture. Le vitrage ou autre paroi transparente, va profiter d’une rayonnement solaire pour produire de la chaleur. L’énergie produite permettra de chauffer le mur derrière le vitrage et de stocker cette énergie. Le fait que le mur soit lourd et sombre amplifie le phénomène.

Le stockage de cette énergie sera ensuite re-distribué à l’intérieur de la maison, avec un décalage dans le temps. C’est le déphasage.

La particularité du mur Trombe

Le mur Trombe est une évolution des murs capteurs accumulateurs traditionnels. 

Un mur capteur fonctionnent comme un radiateur à inertie. Il permette de produire, stocker et diffuser lentement de l’énergie.

Le mur inventé par M. Trombe est plus « dynamique ». Il permet de créer un déplacement de l’air chauffer pour diffuser les calories plus rapidement.

L’air chauffé par la vitre va circulée sur la partie basse du mur, être réchauffé par le soleil puis être évacué par la partie haute. Elle sera ainsi diriger naturellement dans la maison par des percements haut et bas dans le mur accumulateur. La convection naturelle perme le déplacement puisque l’air chauffé aura tendance à monter.

Pendant la nuit ou si la maison est trop chaude, M. Trombe a mis au point un système de clapet anti-retour. Il existe également des systèmes plus complexes qui contrôle l’air entrant selon sa température et permet de gérer l’arrivée d’air.

Pour l’été, on se protégera des surchauffes en obturant les ouvertures du mur trombe sur l’intérieur. Il est également prévu des volets ou des stores pour se protéger du rayonnement estivale. Tous ces systèmes peuvent être manuels ou automatisés. Le mur de masse, entre la maison et la vitre, servira de protection contre les surchauffes, grace à son inertie. Il est également préférable d’isoler ce mur.

On pourra aussi se servir de volet devant les vitres pour se protéger des pertes de chaleur en hiver.

L’orientation et l’inclinaison du mur trombe seront déterminants pour optimiser le fonctionnement du système. Un mur orienté plein sud à un angle de 60° sera optimum.

La réponse du mur Trombe aux besoins de chauffage

C’est en 1962 que la première maison avec mur trombe a été expérimenté. C’est bien sur chez lui-même que M. Trombe a testé son invention. Il a réussi à couvrir jusqu’à 70% de ses besoins en chauffage, sachant qu’il était relativement mal isolé.

Les progrès lié aux qualités des vitrages et à l’automatisation permettent des performances bien supérieur de ceux de l’époque de M. Trombe. On peut aujourd’hui être complétement autonome en chauffage grace à cette merveilleuse invention qu’est le mur trombe.

Entre une baie traditionnelle et un mur trombe, le rendement est amélioré de 15 à 20% en faveur de ce dernier.

Enfin, il existe bien sur d’autres système de chauffage passif (voir plus bas) mais le mur trombe a un avantage énorme. Il est très économique à la mise en oeuvre.

Son inconvenient est qu’il ne peut pas assurer le chauffage de l’eau sanitaire. Il devra donc être complété par un chauffage solaire thermique classique.

Le mur Trombe pourra participer pleinement à l’architecture de votre maison bioclimatique et écologique.

Comme on voit dans le schémas ci-contre, les couleurs et les matières utilisés pour le mur à inertie derrière le vitrage est primordiale. 

Les couleurs sombres sont à privilégier. Elles absorberont beaucoup plus de calories. 

Par exemple, on pourra utiliser de l’ardoise ou de la pierre de volvic (d’Auvergne) qui sont chacune foncé et dense.

Conclusion, le mur trombe est une solution pertinente pour votre à autonomie en chauffage.

 

Source : Courgey, S., & Oliva, J.-P. (2006,2007). La Conception Bioclimatique . Mens, France: Terre Vivante. 

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